1 sept: " La route de la soie"


6h30 Jean-Jacques fait irruption dans notre chambre en racontant en esperanto des choses concernant l'importance de se réveiller de bonne heure. Françoise sort de son profond sommeil bien désenchantée par l'heure un peu trop bonne de ce cours de langue.

Le petit déjeuner nous attendait sous l'auvent. Nous sommes de nouveau plus que reconnaissants de tout le dévouement de la famille d'Elvira.

Tout de suite après notre départ je découvre que mon guidon n'est pas serré. Vite fait, je corrige cette lacune mais d'emblée Anne a perdu confiance se demandant quelle autre pièce pourrait se desserrer. Elle a néanmoins déclaré quelques dizaines de km plus loin que notre vélo faisait un bon bruit (comme le Tupolev !).

Au bout d'une heure de route, pause au marché pour acheter de la nourriture pour deux jours. Puis à nous la route de la soie: une trois voies pratiquement rectiligne pour les 100 km que nous parcourons dans la journée avec 480 m de dénivelé positive sur une longue pente très douce. La circulation est acceptable, la grande majorité des véhicules nous laissant une bonne marge et ce d'autant plus facilement que la route est large. Comme sur les trois voies françaises d'autrefois (maintenant disparues à cause de leur dangérosité), les voitures n'hésitent pas à doubler quand d'autres viennent d'en face avec de temps en temps une trois voies qui se transforme en quatre! La folie des chauffards n'est pas une exclusivité française! Beaucoup de vieilles voitures de fabrication russe en piteuse état pour la plupart. Et pratiquement les seules voitures contruites à l'étranger sont des Mercedes et des Audi, les premières prisées pour leur robustesse et les secondes pour leurs pièces détachées qui peuvent être remplacées sans problème avec des pièces des voitures soviétiques! (Dans quel sens a opéré l'espionnage industriel?) Quelle beauté les collines à gauche et à droite mais encore plus beau les sourires des enfants qui se mettant en rang pour nous faire signe à notre passage (après avoir ameuté toute la fratrie qui arrive au bord de la route en courant). Adultes et voitures aussi nous saluent dont une qui a fait la blague classique que celle à l'arrière dort (Anne a réussi à comprendre les quelques mots russes.)

Quelle bonne surprise de trouver notre Sprinter bleu au bout de 99,4 km au lieu des 110 prévus car certains d'entre nous étaient plutôt lessivés en partie à cause d'une cadence un peu trop élevée dans la matinée à la perspective de ne faire que 60 ou 70 km. Le camping se fait sur la pelouse de la gare ou se trouve de l'eau courante (un bout de PVC avec comme robinet un pli maintenu fermé par du fil d'alu). Nous devons ce choix parfaitement adapté à nos besoins au repérage préalable de la famille d'Elvira qui avait répertorié les sites possibles sur notre parcourt.
Une douche froide mais combien rafraîchissante (merci à Patrick pour le prêt de sa gourde souple) est improvisée derrière un bâtiment annexe. Seul inconvénient, un rôdeur tournait autour des doucheuses obligeant l'équipier de faire paravent pour son équipière. C'est ici que nous recontrons Guy, un cyclo français avec qui Elvira avait discuté ¼ heure en janvier au CCI à Paris et qui nous accompagnera quelques jours sur notre tour du lac. Il avait déjà parcouru plusieurs milliers de km en asie centrale et connaissant notre venue avait organisé son emploi du temps pour se trouver dans la région à la même époque que nous.


Demain, nous devons passer un col 1000 mètres plus haut pour descendre vers le lac et camper chez un ami de Nourousbek (le beau-frère d'Elvira et chauffeur du Mercedes Sprinter qui nous accompagne). Cerise sur le gateau, il est le responsable de sécurité de toute la région d'Issy Kol. Nous sommes royalement bien encadrés.


Trotinettes rudimentaires
Mosqué typique
Fruits en abondance
La route de la soie
La voiture militaire de Tabaldi
Ecolières
et écoliers
Pause midi
 
   
 
Victor devant les melons*
   

 

 

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