13 sept: "Le minaret "



Debout à 6 heures pour être fin prêt à 8 heures pour transborder via le raft, toutes nos affaires sur l'autre rive. Anne comme certains autres, a moins bien dormi à cause de la circulation (de la route de la soie) et le train qui s'est senti obligé de klaxonner en passant devant nos tentes!
Deux équipes de rafteurs. Quelques uns (Christian, Dominique, et moi) traversons par le pont suspendu d'autant plus spectaculaire qu'il est constitué de bars de fer et câbles et le traverser comporte une vue pratiquement sans obstacle du torrent à un mètre sous les pieds.
Les aventuriers enfilent combinaisons de planche à voile, un casque de rugby et un gilet gonflable qui pour quelques uns ne garde pas son air très longtemps. Anne se demande pourquoi elle a accepté d'embarquer dans cette folie. Elle avait froid, son gilet ne tenait pas l'air, elle avait peur de ne pas pouvoir plier son genou suffisamment pour tenir sur le radeau, et les consignes de sécurité (ne pas lâcher le raft, ne pas crier, ne pas essayer de regagner la rive à la nage) n'avaient rien de rassurant.

Tabaldi a généreusement accepté d'emporter le raft sur le toit de sa voiture et l'équipage a été emmené 2 km en amont dans le bus de Nourousbek. Les premières centaines de mètres sont paisibles à tel point que nous pensons que les conseils alarmistes constituaient une artifice subtile pour nous faire penser que nous étions partis pour un exploit sportif hors du commun. Mais bientôt nous nous retrouvons dans les rapides et comprenons l'utilité des combinaisons et des mises en garde. Heureusement, pas de perte ni dans la première équipe ni la seconde.

La route est entièrement en descente raide les 20 premiers km (quel courage nous avons eu d'escalader tout cela dans l'autre sens), et en pente douce les 50 suivants, mais en montée les derniers 10 pour arriver à la Tour Bourana, un minaret du 11ème siècle complètement restaurée en 1972. Cette région dont cet édifice est le seul élément survivant, était au 13ième siècle la capitale du nord de la Kirghizie. A côté de ce monument, une collection de 80 statues en pierre provenant de tombes turques de la Kirghizie et de l'Ouzbékistan. Chose impensable en France, nous avons la permission de camper au pied du minaret moyennant 25 çom par couple. Et Elvira, toujours prévoyante, a réussi à avoir la clef du minaret pour qu'on puisse monter en haut de cette tour de 25 m. au lever du soleil alors que les heures d'ouverture débutent à neuf heures.

Par curiosité, je relève la température aujourd’hui : 31° à 16h et encore 20° à 19h00. Mais j’ai le sentiment que ce n’est pas la plus chaude que nous avons connue.
Demain, petite étape de 65 km jusqu'à la ferme et le repas d'adieu pour les russes.

Les cosmonautes
Commando militaire
Raide gaulloise
Pause midi
Pierres tombales
Salut militaire insolite
Les petites statues*
Le musée
Podologue soignée par
Anne-esthésiste
 

 

 

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