16 sept: "Panne d'essence! "


Debout de bonne heure pour mettre toutes nos affaires dans leurs sacs, prouesse d'autant plus difficile que certains d'entre nous ont été plutôt enthousiaste dans leurs emplettes de la veille.


Dans la tradition d'une sécurité sans faille, Tabaldi suit le camion avec nos vélos et quelques bagages pour être certain que rien ne tombe de la benne en route. Petit arrêt par les bureaux de change puis en route vers l'aéroport. La famille d'Elvira (la sœur, Sadir, Nourousbek, Malika, son petit cousin, Eric, et la mère d'Elvira) nous accompagnent jusqu'au bout pour s'assurer que nous partons bien. Mais nous ne sommes pas au bout de nos surprises. L'heure de départ est constamment repoussée et peu à peu nous apprenons pourquoi: Kyrghize Airlines n'ont pas assez d'argent pour acheter le carburant!!! (Message SMS envoyé par Anne aux enfants pour les tenir au courant : Déjà 3h de retard ! Manque d’argent pour faire le plein : Cvrai ! A bientot peut être. Prochain avion ds 1 semaine ! Bisous) 5 heures plus tard, une fébrilité bien perceptible parcourt la foule amassée dans le hall de l’aéroport. Il semble que le problème a été réglé. Elvira nous confie que si le délai s’était prolongé une heure de plus, nous aurions dû attendre le vol suivant, 8 jours plus tard, avant de partir. (Suite au changement de gouvernement au mois de juillet, il persiste un certain floue dans l'administration avec comme conséquence quelques dysfonctionnements. Dans notre cas, il s'agissait d'une absence d'accord entre les autorités aéroportuaires et la compagnie aérienne.) Tout le monde se lève pour faire la queue pour payer les taxes d’aéroport puis enregistrer les bagages. Pagaie monstre, énervement du personnel au sol qui nous oblige à peser tout y compris les sacs de cabine et Elvira qui est sollicitée de toutes parts. La pauvre ne sait où donner de la tête et ne parvient pas à obtenir l’indulgence de la compagnie pour les 40 kg de surpoids de notre groupe. « L’amende » réglée, nous embarquons tous dans l’avion non sans un dernier salut aux six Kirghizes de notre famille d’adoption qui nous ont tant choyés pendant notre séjour et qui, 6 heures après leur arrivée à l'aéroport, étaient toujous là pour nous dire au revoir derrière les vitres.

En attendant l'avion
puis l'essence!

 

 

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