2 sept: " Aussi fort qu'un cheval?"


Debout à 6h15 mais départ seulement à neuf heures. Avec mille mètres de dénivelle prévus dans la journée, nous partons doucement avec la fatigue des 100 km de la veille encore bien dans les pattes. Assez rapidement, la route s'incline vers les cieux pour atteindre les 12% d'après le panneau. Mais vu le peu de difficulté que nous avons eu à dompter ce passage, nous avons de sérieux doutes sur la précision de ce panneau ainsi que de nombreux autres que nous verrons sur notre périple, toujours avec cette même pente de 12% ! La route continue à être bien fréquentée mais le tronçon du jour est maintenant à deux voies au lieu des trois de hier. Paysages superbes, bon nombre de yourtes au bord de la route avec leurs propriétaires qui vendent des bocaux de baies, des pots de miel et parfois des bidons de carburant... Une voiture rouge nous double et s'arrête sur le bas coté un peu plus loin. Les passagers sortent et nous signale d'arrêter pour nous prévenir que nous sommes peu visibles et qu'on devrait ajouter quelque chose à l'arrière pour attirer l'attention et rouler plus à droite. Hélas, le bord droit de la route est souvent fort abîmé ce qui nous incite à s'empièter sur ce que les automobilistes considèrent être leur territoire.
Plus tard, une Mercedes se gare devant nous au moment ou Anne se cachait derrière le mur pour une pause pipi. « Bonjour, je m'appelle Dinara et je travaille pour l'AP. Acceptez vous que je prenne votre photo? » dit-elle en anglais en ajoutant qu'elle est Kyrghize. Pendant que nous échangeons nos adresses courriel , nos chers gardiens dans la camionnette bleue s'arrêtent de l'autre coté de la route et nous propose une bouteille d'eau. Pour finir, les 1000 mètres de dénivelé auront été divisés par deux. Ouf ! A notre arrivée, notre hôte nous offre un "remontant": d'abord un très grand verre de vodka que nous sommes obligés de boire cul sec suivi d'une gorgée de lait de jument ou koumis. La description de notre hôte dans un russe guttural accompagné de gestes montrant l'avant bras, nous fait comprendre que ce cocktail explosif est censé nous donner de la puissance. N'ayant pas indiqué les mollets, nous avons présumé qu'il ne s'agissait pas d’un élixir pour cyclistes. Mais nous étions trop fatigués pour vérifier le résultat.

       
       
Jean-Jacques,
notre ONUsien
   
Sadir nous signale la fin
de la route du jour
     

 

 

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