31 août: " Le polo kirghize"
Retour vers Bichkek avec le minibus pour retrouver le stade où nous
nous installons à nos places dans les gradins une heure avant le début
du «Bozkachi», un spectaculaire jeu de polo Kyrghize. Il s’agit
du championnat national faisant partie des célébrations de l’anniversaire
de l’indépendance de ce pays en 1991. Pour ne pas rôtir
au soleil, nous sortons du stade pour se mettre un peu à l'ombre et
selon les goûts manger un peu ou payer deux çoms (50 çoms
= 1 euro) pour faire pipi. Gérard trouve qu'il a eu pour son argent
en voyant le spectacle des consommateurs tous à l'oeuvre et alignés
dans les toilettes sans portes. Mais cette configuration lui a coupé
l'envie de ce qui l'avait motivé à faire la dépense.
Nous commençons à prendre consience de ’influence de Tabaldi,
cousin germain d’Elvira, qui nous accompagnera tout au long de notre
périple avec son grand fils Eric (une vingtaine d’années)
et sa délicieuse petite dernière, Malika, deux ans. En toute
simplicité, il réquisitionne 4 soldats présents dans
la foule pour le maintien de l’ordre avec la consigne de garder nos
places en notre absence ! Le spectacle commence avec un discours du président.
En entendant le chahut d'un groupe de spectateurs, Anne avec quelques craintes
non dissimulés, se rappelle les recommandations du ministère
étranger français d’éviter à tout prix les
bains de foule. Mais en réalité il ne s'agissait que d'une manifestation
d'impatience que le matche commence et que le barratin politique cesse.
La rencontre des cavaliers
s'avère impressionnante avec des luttes entre hommes pour capturer
le bouqueton étêté et évidé mais pesant
néanmoins 30 kg. L’agilité et la force nécessaire
pour attraper ce « ballon » sur le sol sans tomber du cheval malgré
les attaques de l’équipe adverse suscite l’admiration.
Manifestement les chevaux aussi connaissent bien le jeu car ils semblent savoir
comment déstabiliser le cavalier d'en face et même dans certains
cas tenter de le mordre!
Après un repas
au café pour tout le groupe où encore une fois la famille d’Elvira
est à nos petits soins aidant les serveuses à apporter nos plats,
la journée se termine avec un très beau feu d'artifices sur
la grande place devant le musé.