6 sept: "Hôtel sans étoiles"
Je me réveille avec
une diarrhée authentique mais moins de fièvre. La fatigue par
contre me fait opter pour l'option sage: le tandem voyagera de nouveau sur
la remorque pendant que je somnolerai dans le bus. Seulement 200 mètres
de dénivelle pour atteindre le centre balnéologique de cette
région (à 2040 m). Notre hôtel est cependant un peu en
deçà de nos espérances: sensation d'humidité,
eau froide seulement et par intermittence, siphon de lavabo qui coule par
terre, toilettes dans le couloir, douches uniquement entre 16 et 18 heures,
double vitrages mais avec un pan de verre absent pour une des fenêtres,
peinture d'origine... Les camarades pourraient certainement évoquer
multiples autres indices de délabrement. Elvira est aussi déçue
que nous car lors de sa dernière visite (ainsi que sur les photos qu’elle
avait vues sur Internet en préparant ce voyage), les prestations étaient
autrement plus luxueuses. Apparemment, ces établissements appartiennent
à l'état qui ne doit pas accorder les budgets indispensables
à l'entretien. Par contre, tout près, de spectaculaires collines
rouge ocre sculptées par l'érosion et applelés "Les
sept taureaux". De belles balades en perspective dont profitent certains
pendant que d'autres se font masser suivi d'un bain de "radon" (une
cure radiothérapique?!!). J'essaie de faire démarrer notre réchaud
cette fois-ci avec du gazoil que Nourousbek nous a très gentiment procuré
la veille. Encore un échec « cuisant ».
Le soir nous nous retrouvons tous (25!) au restaurant dans une yourte. C'est
notre dernière soirée avec Eléna, Victor, et Sacha qui
repartent à Penza le lendemain matin. Elvira nous raconte leur déboires
avec leur réchaud sur leur trajet en train pour nous rejoindre: 150
euros d'amende pour port de produits explosifs (la bonbonne). Ce sera donc
un des réchauds les plus chers au monde qu'ils proposent de nous laisser.
Enfin nos problèmes de cuisson voient une fin.